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Smokings

 

Pour une soirée de fête, louez un magnifique smoking, chez Commedia 78
 
Pour une soirée de fête, louez un magnifique smoking, chez Commedia 78

Au départ le smoking était considéré comme un vêtement d'intérieur servant uniquement dans l'usage décrit plus haut dans la page. George V refusa d'ailleurs toute sa vie de recevoir ses invités en smoking, alors que son fils, le duc de Windsor, futur éphémère Édouard VIII, en avait lancé la mode (on avait vu où ça l'a mené, d'ailleurs). Les dîners se faisaient en habit et et ce n'est qu'en famille dans les années trente qu'on commença à dîner intégralement en smoking.

La petite histoire raconte ainsi que Proust (on a vu où ça l'a mené), allant dîner chez la duchesse de Guiche, arriva en smoking. L'un des valets de pied l'ayant vu arriver alla prévenir les de Guiche que M. Proust était en smoking. Les hommes étant tous en habit, ils se changèrent en toute hâte pour ne pas fâcher l'écrivain. L'usage du smoking pour dîner s'est cependant bien installé et se poursuit d'ailleurs encore dans certaines grandes familles (cf. Les Aristocrates de Michel de Saint-Pierre). En tout cas il restait un vêtement que l'on portait uniquement à la maison.

Le smoking fut répandu aux États-Unis en 1886 par James Potter, un invité américain du duc de Windsor à Sandringham. Cet Américain se fit faire un smoking, sur les recommandations des habitués de Sandringham, par Henry Poole de Savile Row, maison qui tailla le premier smoking pour le prince de Galles en 1860. Quand M. Potter retourna aux États-Unis, il porta son smoking à son club, le Tuxedo Club à New York. Les autres clubmen l'imitèrent et la mode du smoking, désormais appelé tuxedo aux États-Unis, se lança.

Rapidement aux États-Unis, des tentatives furent faites pour imposer le smoking lors de plus grandes occasions. Le smoking devint alors une tenue de cocktail et les Américains l'adaptèrent. Ils gardèrent de son usage premier le gilet (auparavant blanc, puisque c'était celui de l'habit), qui devint noir. Le gilet devait ensuite se réduire à une ceinture en satin, le cummerbund, qu'il est toujours mal vu de porter en Grande-Bretagne et sur le Continent. Ils adoptèrent aussi le col rabattu au lieu du col droit de rigueur (avez-vous remarqué, d'ailleurs, que James Bond ne portait, curieusement, jamais de col droit alors qu'il est Anglais ? scandâââle).